Publicité

Affaire Mme Maya : 2014, l’année d’un scandale d’Etat ! Synthèse…

Affaire Mme Maya : 2014, l’année d’un scandale d’Etat ! Synthèse…

Algérie - Lors de sa plaidoirie, samedi, à l’issu procès dit de “Mme Maya”, le représentant du parquet général de la cour de Tipaza est revenu sur la genèse de cette affaire…

Ainsi, les faits remontent à 2014, lorsque des informations sont parvenues aux services de sécurité. Ces dernières portaient alors sur une certaine Mme Maya. Une mystérieuse femme qui aurait établi un réseau de contacts avec de hautes personnalités de l’Etat. Ce qui lui a permis d’amasser une fortune, d’acquérir des biens immobiliers. Mais aussi de transférer des sommes en devise à l’étranger. Ledit réseau s’étendait entre Alger, Chlef et Oran jusqu’à l’étranger, selon le représentant du parquet général.

La perquisition du domicile de la principale accusée, de son vrai nom Zoulikha Nachnache, a permis la saisie d’une somme de 270 000 euros, et près de 100 millions DA et des bijoux.

Après l’audition de toutes les parties impliquées dans cette affaire, la principale accusée a reconnu sa relation qui remontait à plusieurs années avec Mohamed Ghazi. Ce dernier occupait alors le poste de wali de Chlef. Une relation qui lui a permis d’acquérir un foncier pour y construire un parc d’attraction dans des circonstances douteuses et illégales. Le foncier est inscrit au nom de sa fille Farah âgé de 19 ans.

Ce qui est reproché à El Ghazi et Zaalane

Selon les déclarations d’un entrepreneur de la wilaya de Chlef, Mohamed Ghazi, est intervenu plusieurs fois en faveur de “Mme Maya”. L’ex wali a ainsi obligé l’entrepreneur à verser des fonds sur le compte de l’accusée principale pour la réalisation du projet de parc de loisirs. Mais également en vu de l’acquisition de logements, de voitures de luxe et de biens immobiliers à l’étranger. “Et tout cela sous les menaces de Ghazi”, a affirmé le représentant du parquet général.

L’accusé Ghazi a continué à couvrir “Mme Maya” et à lui accorder des facilitations. Ces dernières visaient l’obtention d’indus avantages de 2014 jusqu’à 2017, a-t-il affirmé.

Concernant l’accusé Zaalane, le représentant du Parquet général a plaidé sa condamnation. Car ce dernier a enfreint la loi lorsqu’il a émis deux décisions d’affectation au profit de proches de Mme Maya. Et ce, grâce à l’intervention du Wali de Chlef Mohamed Ghazi, avant d’entamer les procédures d’annulation de ces décisions.

Mme Maya, ou la baronne de Moretti…

Mme Maya a également eu d’autres facilitations. Ainsi, elle bénéficiait du salon d’honneur de l’aéroport international Houari Boumediene avec la complicité de fonctionnaires et de Mohamed Ghazi, en sa qualité de ministre du Travail à l’époque. Un traitement de faveur qui lui a permis de transférer d’énormes sommes d’argent en devise à l’étranger, a souligné le représentant du Parquet général.

En outre, Mme Maya et ses filles ont bénéficié, avec la complicité de Mohamed Ghazi, d’une protection sécuritaire rapprochée. Et ce, au niveau de son domicile familial à Moretti. Elles bénéficiaient, dans ce cadre, de caméras de surveillance installées par des fonctionnaires relevant de la Sûreté nationale. Mais également de femmes de ménage et un chauffeur relevant du Fonds national de péréquation des œuvres sociales.

Un traitement de véritable baronne que le procureur général adjoint, a qualifié de faits graves dans lesquels Mohamed Ghazi et l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale Abdelghani Hamel sont impliqués.

Lire aussi : Mme Maya, ses filles et les hauts responsables : Verdict pour le 31 décembre

L.S

_____

Lien permanent: https://nhar.tv/qpo0j
Publicité
Publicité