Agression marocaine à El-Guerguerat : le Conseil de sécurité est “pris en otage”
Algérie – L’ancien diplomate algérien, Abdelaziz Rahabi, a insisté mardi sur la responsabilité du Conseil de sécurité dans l’évolution de la situation dans la région après l’agression militaire marocaine contre des civils sahraouis à El Guerguerat, soulignant que le Conseil “est pris en otage” et les Sahraouis ont le sentiment d’avoir été floués par les promesses non tenues.
Dans une interview accordée au journal El Watan, Rahabi a indiqué que “le Conseil de sécurité est pris en otage par la France et à degré moindre par les Etats-Unis” qui n’envisagent pas d’autre solution au conflit, que “l’autorité du Maroc sur le Sahara occidental et craignent l’issue d’un referendum d’autodétermination”.
A ce propos, il a noté que “les Sahraouis ont le sentiment d’avoir été floués par les promesses non tenues du Conseil de sécurité depuis 1991 et ont toutes les raisons de ne pas lui accorder davantage de crédit”.
Il a ajouté que cette escalade était “prévisible en raison de la paralysie du processus politique, de promesses non tenues et d’un statu quo dont la première victime est le peuple sahraoui réduit à un exil forcé depuis 45 ans”.
APS.