Anniversaire de la mort de Boubaghla : Un héros qui a unifié les Algériens
Algérie-Résistant héroïque à la conquête française en Kabylie, Mohammed Al Amdjeb Ben Abdelmalek, surnommé Cherif Boubaghla, venu de l’Ouest du pays, consacre par sa destinée, l’unité nationale dans la résistance contre le colonialisme
L’anniversaire de la mort en martyr de Cherif Boubaghla, qui a irrigué la noble terre d’Algérie de son sang pur et ouvert la voie à une génération qui allait, un siècle plus tard, déclencher la plus grande Révolution dans l’histoire contemporaine, est l’occasion de mettre en avant la mémoire nationale, devenue une priorité qui préside aux orientations de l’Etat algérien et un “devoir national sacré ne tolérant aucun marchandage”, comme l’a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Joignant l’acte à la parole, le chef de l’Etat a présidé, le 3 juillet 2020, à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance nationale, les funérailles solennelles et l’accueil populaire organisés à l’occasion de l’arrivée des restes mortuaires de 24 martyrs de la Résistance populaire, dont ceux de Boubaghla, pour être inhumés au Carré des Martyrs du cimetière d’El Alia à Alger.
Boubaghla (l’homme à la mule) qui refusait l’oppression et qui était attaché à l’unité de sang, de religion et de terre a réussi à harceler la soldatesque coloniale malgré le peu d’armes et d’équipements dont il disposait. Lui qui venait de l’ouest algérien pour combattre aux côtés de ses frères du Djurdjura a réussi, en quatre années de lutte, à renforcer la cohésion entre les différentes tribus, qui résistèrent tel un seul homme à l’occupation.
Boubaghla s’est installé vers 1849 à Sor El Ghozlane dans l’actuelle wilaya de Bouira, qu’il ne tardera pas à quitter pour la Kabylie toute proche pour poser pied à la Kalaâ des Beni Abbès puis à Beni Mlikech, dans l’actuelle wilaya de Béjaia, dont il fera la base arrière de sa résistance.
Selon certaines sources, son action remonte à 1851 lorsque, suspecté par les autorités coloniales, il dissimula ses activités et prit contact avec les cheikhs de Beni Mlikech, avant d’envoyer des messagers dans différentes régions du pays (Babors, Hodna, Médéa, Miliana et Djurdjura) pour étendre sa révolte. Son mouvement prenant de l’ampleur, surtout dans les régions de Béjaïa et des Babors, il mènera plusieurs batailles contre l’occupant, notamment celle d’Ouzellaguen en juin 1951 où un grand nombre a été tué des deux côtés.
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