Attar /évaluation de Sonatrach : nous ne sommes pas venus pour se venger mais…
C’était sa première apparition médiatique depuis sa nomination. Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a abordé ce lundi dans une interview exclusive, plusieurs points importants, mettant en lumière les grands défis auxquels sera confronté le secteur de l’énergie en Algérie.
Invité ce matin sur le plateau d’Ennahar TV, le ministre de l’Énergie donne un éclairage sur l’évaluation engagé au niveau de la Compagnie nationale des hydrocarbures (Sonatrach) . A ce prpos, le ministre tient à préciser que l’évaluation du géant algérien ne vise pas le règlement des comptes.”L’évaluation du patrimoine de Sonatrach est engagée par une entreprise nationale, car nous devons travailler pour restaurer la stabilité et la confiance au sein du groupe”, a déclaré le ministre, ajoutant que nous ne visons pas à régler des comptes ou à se venger, mais plutôt à développer un modèle de gestion et à faire avancer Sonatrach”.
Baisse des exportations au premier trimestre 2020
Concernant les exportations de gaz en Algérie en 2019, le ministre Attar a passé en revue les chiffres les plus importants en indiquant que : “Les exportations de gaz ont atteint 45 milliards de mètres cubes en 2019, alors qu’elles ont atteint environ 22 milliards de mètres cubes au premier trimestre de l’année en cours”, tandis que la production de gaz a atteint en 2019, environ 95 milliards de mètres cubes, soit le même volume attendu en 2020″.
Le ministre a indiqué également que les exportations de gaz entre 2025/2030 se situeront entre 26 et 30 milliards de mètres cubes et que les réserves de gaz naturel de l’Algérie sont estimées à plus de 2500 milliards de mètres cubes. Toutefois, il fera part de la baisse de la production et des exportations de gaz à partir de 2025.L’Algérie peut exporter 52 milliards de mètres cubes de gaz par an,a t-il encore ajouté.
Pas ailleurs, le ministre a estimé que l’exploitation du gaz de schiste et en offshore en Algérie n’est pas prioritaire.