COVID-19, manque de main-d’œuvre… GATMA perd 50% de son chiffre d’affaires
Algérie – La pandémie de la COVID-19 a affecté plusieurs secteurs économiques, et le transport maritime n’a pas été épargné…
C’est ce que nous apprend le PDG du Groupe algérien de transport maritime (GATMA) lors de son audition par la Commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Évoquant, la situation financière des sociétés du Groupe, Smain Larbi Ghomri a souligné qu’elle est affectée depuis 2016 à cause de la réduction de l’importation et de la pandémie de la COVID-19, à l’origine “du recul du chiffre d’affaires de près de 50 %”.
Le Pdg a soulevé la question du manque de la main d’œuvre qualifiée à une limite qui a incité à faire appel aux retraités, indiquant que les exigences du marché pour la main d’œuvre maritime spécialisée “sont conséquentes”, compte tenu du manque de la formation au regard de l’existence d’une seule école pour la formation dans ce domaine à savoir celle de Bou Ismail à Tipaza d’une capacité d’accueil de 60 étudiants/an.
Ce problème s’est accentuée après que d’autres sociétés ont attiré plusieurs cadres pour des avantages meilleurs, a poursuivi le même responsable qui a mis en avant “l’impératif de renforcer les capacités de formation et d’ouvrir de nouvelles écoles spécialisées”.
GATMA, en quelques lignes…
Le GATMA a été créé en 2016 après restructuration des holdings relevant du secteur du transport maritime, et qui ont été fusionnés dans une seule société chargée de la gestion du transport maritime, de la maintenance et de l’industrie maritime et des services.
Le groupe en question comprend six sociétés, dont deux spécialisées dans le transport maritime de marchandises et deux autres dans le domaine des services maritimes, en sus d’une (1) société dans le transport des voyageurs et un autre dans la maintenance maritime et la construction de navires.
L.S
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