Il y a 2 ans, l’Algérie rapatrie les crânes de 24 de ses résistants à la colonisation française
Algérie - Il y a deux ans, le 3 juillet 2020, l’Algérie rapatriait les restes de 24 crânes des symboles de la résistance à l’occupation française qui ont retrouvé leur terre natale après un siècle et demi de leur décapitation et le transfert de leurs crânes en France.
Ce rapatriement a été rendu possible à la suite d’une demande officielle formulée par l’Algérie à la France et des entretiens entre les plus hautes autorités des deux pays.
Conservés depuis plus d’un siècle et demi au Musée d’histoire naturelle de Paris, les crânes des résistants rapatriés et qui ont eu droit à une cérémonie militaire solennelle, présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, appartiennent à des héros de la résistance algérienne contre le colonialisme français, à l’instar de Mohammed Lamjad Ben Abdelmalek dit Chérif Boubaghla (1854), Cheikh Bouziane des Zaâtchas (1849), Moussa El-Derkaoui, son conseiller militaire, et Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui.
Il s’agissait également de la tête momifiée d’Aïssa El-Hamadi, qui fut le lieutenant de Cherif Boubaghla et le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader.
Les crânes des valeureux résistants ont été transportés par un avion militaire, escorté dès son entrée dans l’espace aérien par des avions de chasse. Des démonstrations aériennes des parachutistes de l’Armée nationale populaire (ANP) arborant l’emblème nationale avaient suivi leur atterrissage et 21 coups de canon ont été tirés en signe de respect, d’admiration et de reconnaissance envers ces pionniers de la résistance au colonialisme français.
APS.