Inondations de Bab El Oued… un souvenir douloureux vivace dans les esprits des Algérois !
Algérie - En ce mercredi marquant le 20e anniversaire des inondations du samedi noir du 10 novembre 2001 qui ont envahi la capitale, faisant plusieurs centaines de victimes, le spectre de ce sinistre hante toujours les Algérois, en particulier lors de l’avènement de la saison des pluies.
Deux décennies entières sont passées et les séquelles de cette catastrophe demeurent toujours vivaces dans les esprits des Algérois, plus particulièrement, les habitants du vieux quartier de Bab El Oued qui a essuyé les plus lourdes pertes humaines et matérielles, avec plus de 800 personnes mortes par noyade en un laps de 120 minutes de temps seulement de précipitations sans précédent, un cumul que l’Algérie n’avait pas connu pareil depuis les années 1940, selon les affirmations des météorologues.
Les chutes de pluies ont commencé juste avant l’aube de ce fameux samedi puis se sont accentuées vers 07:00 du matin, en s’érigeant en flots charriant tout sur leur passage, humains et pierres, et transformant le quartier qui, 24 heures auparavant, suffoquait sous une chaleur insupportable, en un gigantesque étang submergé par les eaux pluviales qui se déversaient des hauteurs de Bouzaréah, Sidi Bennour et de Beau-Fraisier du Sud.
Du côté nord, de hautes vagues, longues de 8 mètres submergèrent les routes de la façade maritime, rendant difficile l’accès des aides et des secours.