Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, évoque une nouvelle fois l’Algérie
Algérie - Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, fait les yeux doux à l’Algérie. Quelques jours seulement après avoir exprimé son souhait, depuis l’Allemagne, d’effectuer une visite à Alger, voilà qu’il revient à la charge ce jeudi sur les ondes de la radio “Cadena SER”.
Interrogé, Pedro Sanchez a reconnu la formulation de ce « souhait ». Il s’est abstenu, toutefois, de donner davantage de détails sur la préparation d’un éventuel déplacement en Algérie pour « des raisons diplomatiques », comme il le dit.
Néanmoins, le Premier ministre espagnol a insisté sur la nécessité que son pays ait des relations excellentes avec l’Algérie et le Maroc qu’il qualifie de « deux voisins importants pour l’Espagne et l’Europe ».
Mardi, Pedro Sanchez, a exprimé son souhait ardent de visiter l’Algérie alors que les relations entre les deux pays sont au plus bas en raison de son revirement brusque sur la question du Sahara occidental.
🔴#سانشيز🇪🇸 يتحدث عن تصريحه الاخير من #ألمانيا🇩🇪 بخصوص رغبته و تمنّيه زيارة #الجزائر🇩🇿 pic.twitter.com/TBT9uh7ZdJ
— salrit (@salrit) September 1, 2022
En conférence de presse avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, il a affirmé qu’il « aimerait pouvoir voyager en Algérie ». Sa déclaration est intervenue quelques jours après un déplacement à Alger de trois jours du président français, Emmanuel Macron.
#بيدرو_سانشيز رئيس وزراء #إسبانيا 🇪🇸 يتمنى زيارة #الجزائر 🇩🇿
— 🇩🇿 ﮼أحمدداود 🇩🇿 (@AhmadDaoud14) August 30, 2022
Mi-mars le Premier ministre espagnol s’est aligné sur les thèses expansionnistes marocaines au Sahara occidental. En réaction, l’Algérie a rappelé son ambassadeur à Madrid, pour consultations, avec effet immédiat.
Début juin, les autorités algériennes ont suspendu un « traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération » conclu en 2002 avec l’Espagne.
« Les autorités espagnoles se sont engagées dans une campagne tendant à justifier la position qu’elles ont adoptée sur le Sahara Occidental en violation de leurs obligations juridique, morale et politique de puissance administrante du territoire qui pèsent sur le Royaume d’Espagne jusqu’à ce que la décolonisation du Sahara Occidental soit déclarée accomplie par les Nations Unies », avait précisé une déclaration de la présidence de la République.