L’ONAA appelle à “accélérer” la promulgation de la loi sur la protection et promotion des handicapés
L’Organisation nationale des aveugles algériens (ONAA) a appelé, samedi, à “accélérer” la promulgation de la loi sur la protection et la promotion des handicapés pour “une meilleure prise en charge” de leurs préoccupations, l’optimisation de leur accès à la protection sociale et de leur droit à l’insertion.
Intervenant à une journée d’études sur l’insertion des personnes aux besoins spécifiques organisée à l’occasion de la journée mondiale des handicapés, le président de l’ONAA par intérim Farid Ariouat a appelé «à accélérer la promulgation de la loi sur la protection et la promotion des handicapés modifiant la loi 02-09 de 2002 dont l’amendement dure depuis 2019 ».
« La loi de 02-09 n’a pas profité aux handicapés car ne renfermant pas les textes réglementaires requis, et son amendement dure depuis 2019, ce qui suscite plusieurs questions, d’autant que l’organisation n’a pas été associée à cette démarche supposée garantir la protection sociale nécessaire à cette frange sociale ».
M. Ariouat a souligné l’impératif de «former une commission nationale de suivi de la véritable insertion des handicapés y compris les non-voyants, insistant sur l’importance d’intégrer l’organisation aux conseils consultatifs nationaux, à l’instar de l’Observatoire national de la société civile, le Conseil supérieur des handicapés, le Conseil supérieur de la jeunesse, le Conseil national économique, social et environnemental et le tiers présidentiel du Conseil de la nation pour agir en tant que force de proposition et contribuer à soumettre les préoccupations de cette frange aux autorités concernées ».
Il a, également, proposé la création d’un “secrétariat d’Etat en charge des personnes aux besoins spécifiques pour remédier à la marginalisation de leurs droits par de nombreuses parties officielles”, appelant à classer les aveugles dans la catégorie des personnes handicapées” et non dans la liste des malades chroniques, afin qu’elles puissent bénéficier de l’allocation d’handicap, non d’une aide sociale”.