Meriem Merdaci accuse un journaliste de l’avoir “insulté”… Voici les détails de l’affaire !
Le tribunal de Dar El Beida prononcera, jeudi prochain, son verdict dans l’affaire du journaliste Lerari Bilal, poursuivi en justice pour avoir “publiquement insulté” l’ancienne ministre de la Culture, Meriem Merdaci…
Lors de la première audition, l’avocat de Merdaci, avait indiqué, que cette dernière a fait l’objet d'”insultes” de la part du journaliste Lerari Bilal le 25 mars 2022. Et ce, lors du Salon international du livre d’Alger (SILA) qui s’est déroulé du 24 mars au 1er avril 2022 au Palais des expositions Safex à Alger.
Lors de sa comparution devant le procureur de la République près le tribunal précité, le journaliste a rejeté, catégoriquement toutes ces accusations, rapporte Ennahar Online Version arabe. Il a complètement nié toutes les charges retenues contre lui. Et a plaidé son innocence.
Selon cette source, le dit journaliste, a indiqué, qu’il n’aurait jamais pu adresser publiquement de telles insultes à un haut fonctionnaire.Tout en évoquant les faits à l’origine des accusations qui lui ont été infligées par l’ex ministre de la Culture.”J’ai été le premier journaliste d’avoir rapporté l’information sur la nomination du ministre de la Communication, le porte-parole du gouvernement Hasan Rabehi, au poste de ministre de la Culture par intérim, la remplaçant suite à sa démission. En raison, d’un tragique incident ayant entrainé la mort de cinq citoyens en août 2019, lors d’un concert animé par le rappeur algérien Soolking au stade du 20 août 1955.
Le journaliste a encore ajouté, dans le même ordre d’idées, que depuis ce jour, l’ancien ministre lui “gardait rancune”. Ajoutant qu’il n’était même pas au courant de sa présence au Salon du livre.
L’ancienne ministre avait signalé, pour sa part, dans la plainte déposée contre le journaliste, qu’elle avait fait l’objet d'”insultes” et d'”humiliations”; sans pour autant identifier l’agresseur. “J’ai été traduit en justice pour un règlement de comptes”, a-t-il soutenu; appelant au recours des caméras de surveillance, afin d’élucider les circonstances de l’incident.
Le prévenu est employé au Ministère de la Culture durant l’époque d’Azzedine Mihoubi à la tête de ce département ministériel, avant d’être nommé chargé des études au centre commercial et culturel Riadh El-Feth pendant son mandat.
Il est important de savoir que l’audience a été marquée par l’absence de la plaignante ; les avocats du prévenu ont insisté, dans leurs plaidoiries, sur l’innocence de leur client, réfutant que ce dernier “ne puisse, en aucun cas, insulter un ministre. Prenant sa défense, l’avocat Abderrahim Bouhanna, a indiqué pendant l’audience que “son client Lerari Bilal est innocent, contestant toutes les accusations portées contre lui par l’ancienne ministre. Prétextant que “le but la plainte portée contre le journaliste Bilal, est de pertuber la visite de l’actuelle ministre de la Culture, Dr Soraya Mouloudji. Et d’attirer l’attention de nombreux visiteurs qui étaient présents au Salon du livre d’Alger à la Safex”. A noter que l’avocat Bouhanna, qui occupait auparavant, le poste de conseiller aupès de l’ancien ministre de la Culture et des Arts, Boualem Bessaih, s’est engagé volontairement à défendre le journaliste, victime, selon lui, “d’un complot visant à l’humilier” .
Cependant, l’avocat de l’ancienne ministre, a maintenu les déclarations de la plaignante, et ce, dans l’attente de l’annonce prochaine du verdict…..