Remplacement du gaz russe : Emmanuel Macron évoque l’Algérie, le Qatar et la Norvège
Algérie - Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que l’Europe pourrait être privée du gaz russe durant les prochains mois. « Nous devons nous préparer aujourd’hui à un scénario où il faut nous passer en totalité du gaz russe », a-t-il relevé ce jeudi lors de la traditionnelle interview du 14 juillet.
D’après le président français, la Russie peut recourir à « ce choix », alors les relations entre les deux blocs ne cessent de se dégrader en raison de la crise en Ukraine. « C’est un scénario très dur et on doit s’y préparer », a-t-il remarqué. Et d’ajouter, « je veux dire la vérité à nos compatriotes (aux Français). Cela existe (le risque), ça ne dépend pas de nous (les Européens) ».
Interrogé sur les probables conséquences désastreuses que la coupure du gaz russe causerait à l’Europe, Emmanuel Macron a tenté de rassurer en prônant la mobilisation générale des pays européens et la diversification des fournisseurs.
« En Européens, nous diversifions pour aller chercher du gaz ailleurs », a-t-il souligné. Et de poursuivre, « donc, nous allons continuer en Européens à aller sécuriser des volumes de gaz ailleurs qu’en Russie, auprès des autres fournisseurs ».
De quels fournisseurs s’agit-il ? Le locataire de l’Elysée a cité nommément l’Algérie, la Norvège, le Qatar et les Etats-Unis. « La Norvège nous fournit beaucoup quant à nous, mais (aussi) le Qatar, l’Algérie et beaucoup d’autres puissances (dont) les Etats-Unis d’Amérique », a-t-il notamment détaillé.
“C’est un scénario très dur”
Pour Emmanuel Macron: “Nous devons nous préparer à un scénario où il nous faut nous passer en totalité du gaz russe” pic.twitter.com/QVDu2SjGA6
— BFMTV (@BFMTV) July 14, 2022
Le géant russe Gazprom a entamé le 11 juillet dernier des travaux de maintenance du gazoduc Nord Stream 1, qui achemine une grande quantité de gaz livré encore à certains pays européens. Hier mercredi, la société gazière a affirmé ne pas pouvoir garantir le bon fonctionnement du même gazoduc à cause d’ une turbine allemande en réparation au Canada, selon RTBF.