Sahara occidental : l’Algérie réagit au renouvellement du mandat de la Minurso
L’Algérie a réagi ce samedi, par la voie de son ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale, à la suite du vote, jeudi dernier, par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso).
“L’examen par le Conseil de sécurité du rapport du Secrétaire général des Nations unies qui inclut des vues de son Envoyé personnel pour le Sahara occidental offrait au Conseil une précieuse occasion de peser sur la situation dans le sens de la promotion effective de la décolonisation du territoire à travers l’exercice par son peuple de son droit imprescriptible à l’autodétermination”. Lit-on, ainsi, dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Tout en encourageant la démarche de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Staffan de Mistura, l’Algérie a appelé le Conseil de sécurité à “le renforcer par un mandat proactif et un soutien vigoureux pour lui assurer un même niveau de coopération des deux parties, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, en particulier de la puissance occupante”.
L’Algérie salué la position adoptée par la Russie et le Kénya
Aussi, l’Algérie a salué la position adoptée par la Russie et le Kenya, soulignant que “le Conseil de sécurité aurait gagné à suivre pour faire œuvre utile”, a-t-on souligné.
Et de poursuivre : “L’Algérie, qu’anime un sens élevé de ses responsabilités, tant envers le peuple du Sahara occidental qu’envers la région dans son ensemble comme en ce qui concerne l’effectivité des Nations unies, constate avec regret un risque sérieux de dénaturation et d’érosion du processus qui serait préjudiciable à la paix, à la stabilité et à la sécurité régionales”.
“En ces moments de grandes incertitudes planant sur la scène mondiale, l’attachement aux buts et principes de la Charte des Nations unies au Sahara occidental se présente comme un test de crédibilité des professions de foi dans l’indivisibilité des valeurs devant régir une Communauté internationale pacifique, conviviale et juste”, conclut la déclaration.