Sonatrach signe plusieurs contrats dont un pour la réalisation d’une usine d’extraction de GPL
Ce jeudi, le groupe Sonatrach a signé cinq contrats avec plusieurs sociétés nationales, dont « des entreprises innovantes et start-ups ». De plus, deux contrats de développement en EPC (Engineering, Procurement and Construction) ont été signés avec les Sociétés italiennes Tecnimont et Arkad.
Selon un communiqué du groupe public, le premier contrat, signé avec Tecnimont, consiste en la réalisation en EPC, d’une usine d’extraction de GPL pour un montant de 56 milliards de dinars équivalent, dans le cadre du développement du champ d’hydrocarbures de Rhourde El Baguel.
« La capacité de traitement prévisionnelle de cette usine est de 10 millions de m3/j de gaz associés permettant la production de 1000 tonnes/j de GPL, 300 tonnes/j de condensat et de 8,7 millions de m3/j de gaz, pour un délai de réalisation de 36 mois », détaille la même source.
En parallèle, un contrat a été signé avec la filiale ENAC, Entreprise Nationale de Canalisations. Il porte sur la construction, toujours en EPC, « d’une ligne de canalisations de 14’’ d’une longueur de 65 km ». Laquelle ligne permettra « l’expédition du GPL produit par cette future usine vers le réseau de transport de GPL (LR1) à Hassi Messaoud ».
« La durée prévisionnelle de réalisation de ce pipeline est de 20 mois pour un montant contractuel de 9,9 milliards de dinars », ajoute le communiqué.
Ce n’est pas tout. Dans un objectif de maintenir ses efforts de développement des hydrocarbures au niveau du champ gazier de Tin Fouiyé Tabenkort (TFT), le groupement TFT (Sonatrach-Total Energies) a signé un contrat avec la société italienne Arkad.
Ce contrat porte sur la réalisation, en EPCCm (Engineering, Procurement, Construction et Construction Management), « d’une nouvelle unité de compression basse pression, d’un réseau de collecte permettant le raccordement de 24 nouveaux puits producteurs à l’usine existante ainsi que le revamping des installations actuelles ». « Ce projet permettra le maintien du plateau de production à hauteur de 11 millions de m3/j », précise Sonatrach.
Quid du coût de ce projet ?
Il s’élève à 24 milliards de dinars équivalent « pour un délai de réalisation de 34 mois ».
Par ailleurs, Sonatrach a conclu trois autres contrats de fourniture d’équipements lors de la même cérémonie qui s’est déroulée au niveau de son siège à Alger. Ils devraient lui permettre de « se fournir en équipements spécifiques aux unités de traitement des hydrocarbures, auprès de sociétés algériennes innovantes qui sont parvenu à fabriquer localement ces équipements, auparavant importés en devises étrangères ».
Dans ce sens, un contrat de 140 millions de dinars a été confié à la Start-up GENSOL. Il porte sur « la conception, la fabrication et l’installation d’un équipement de séparation à deux étages au niveau de l’unité de traitement de GPL de Hassi Messaoud (GPL2-HMD) ».
Dans le même temps, deux contrats pour la conception, la fabrication et la fourniture de séparateurs triphasique haute et basse pression au profit de l’unité de traitement de gaz de Tin Fouiyé Tabenkort ont été accordés « respectivement à l’entreprise nationale EPE MAGI et l’entreprise nationale ENCC (Entreprise nationale de charpente et de chaudronnerie) pour un montant de 69 millions de dinars chacun ».
Enfin, un contrat a été signé entre Sonatrach et sa filiale ENGCB (Société nationale de génie civile et bâtiment) pour « la réalisation d’une base de vie destinée à l’hébergement du personnel d’exploitation de la station de pompage en cours de réalisation, de Rhourde Chegga à Hassi Messaoud ».
« La capacité d’hébergement de cette base de vie est de 82 à 120 personnes. Le délai de réalisation de cette infrastructure est de 24 mois pour un montant contractuel de 3,4 milliards de dinars », conclut le communiqué.

