Visite d’Emmanuel Macron en Algérie : l’extrême droite française s’agite toujours
Algérie - Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, un petit parti d’extrême droite, s’en est pris de nouveau au président français, Emmanuel Macron, après sa visite de trois jours en Algérie. Selon lui, « il est allé quémander du gaz ».
Sur la chaîne d’information LCI, Nicolas Dupont-Aignan s’est exprimé sur l’expulsion ratée d’un imam radical marocain tout en chargeant le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce qui reste, au demeurant, une affaire franco-française.
Mais le député de l’Essonne (région parisienne) aime les confusions. Il est allé, en effet, jusqu’à faire l’amalgame entre cette affaire et la récente visite d’Emmanuel Macron en Algérie sans apporter la moindre preuve.
D’après lui, le locataire de l’Elysée a fait des concessions au sujet de l’immigration en échange de livraisons supplémentaires de gaz algérien. « Macron est allé quémander du gaz en Algérie, et on imagine les résultats en matière d’immigration », a-t-il sous-entendu, appelant dans la foulée les autorités de son pays à engager « une négociation » sur l’immigration avec l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.
Jeudi dernier, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que la France n’a pas à s’excuser pour ses crimes en Algérie. « On est en 2022, l’Algérie est indépendante depuis soixante ans. Je pense que soixante ans après on peut peut-être arrêter et parler de l’avenir », a-t-il déclaré sur CNews. Et d’affirmer que son pays n’a pas à se coucher « pour avoir un peu de gaz ».